mardi 20 octobre 2020

Assemblée générale

 Notre assemblée générale s'est tenue vendredi 16 octobre à la salle Ti an Holl de Saint-Urbain en présence de 17 personnes. Nous avons retracé cette année particulière rappelant les quatre séances qui ont pu se tenir avant le confinement, le succès de notre commande groupée, des sorties ornithologiques à la découverte des oiseaux migrateurs, mais aussi le lien que nous avons essayé de mettre en place pendant le confinement avec "l'idée du jour" qui est devenu "l'idée de la semaine" depuis sans oublier, cet été, "l'histoire de la semaine" avec les enquêtes de l'inspecteur Morbic imaginées par Jean-Jacques Masson. Pendant le confinement, nous avons également réussi à échanger des graines récupérées à la grainothèque, ainsi que des plants de tomates et de salade.

Par contre, la sortie à l'île le Batz n'a pas pu se tenir en raison de la Covid19. Nous n'avons pas souhaité la reprogrammer pour l'instant face à l'incertitude de l'issue de la crise sanitaire.

Pour cette nouvelle année, nous allons essayer de reprogrammer les séances qui n'ont pas pu se tenir l'an prochain. "Nous souhaitons également mettre l'accent sur notre grainothèque, remarque le président, Maurice Guellec. C'est important de pouvoir produire ses semences et ce n'est pas très difficile. Nous allons essayer de faire un bilan régulier des graines présentes, si possible avant chaque séance, et l'envoyer à tout notre fichier. Mais il faut aussi penser à déposer des graines." Et pour répondre au souhait de plusieurs participants, nous allons consacrer une séance à la production des graines, leur conservation et leur utilisation (semis).

Le programme définitif sera arrêté fin novembre.

Nous avons également en projet d'éditer un petit livret, peut être sous la forme d'un agenda perpétuel, regroupant les "idées du jour" et "de la semaine.

Enfin, le nouveau conseil d'administration a été élu. Il se compose de Maurice Guellec (président), Catherine Colombéron (secrétaire), Solange le Gall (trésorière), Marie-Pierre Hollécou, Irma Conq, Thérèse le Page, Fanch Dantec et Jean-Pierre Corre.

dimanche 1 mars 2020

Bien accueillir les auxiliaires du jardinier

Une mini exposition et deux intervenants, Jean-Jacques Masson pour les oiseaux et Jean-Marc Rioualen pour les chauves-souris, au menu de notre séance consacrée à l'accueil des auxiliaires du jardinier.
De la coccinelle tueuse acharnée de pucerons aux hirondelles grandes prédatrices d'insectes, en passant par les crapauds ou les hérissons, l'exposition présentait différents animaux qui apportent une aide précieuse en s'attaquant aux nuisibles des plantations et des idées d'abris pour les attirer et surtout les fidéliser. Avec quelques exemples à l'appui, en particulier différents nichoirs.
Après un rappel des grands principes d'un jardin idéal pour les oiseaux (voir notre séance de 2018 ici) Jean-Jacques a présenté des nichoirs pour les oiseaux qui peuvent avoir du mal à trouver un site où installer leur nid. "Les merles, comme d'autres passereaux), nichent dans les haies. Ils vont se débrouiller tout seul. Il faut juste ne plus tailler ses haies entre mars et la fin de l'été pour ne pas les déranger." Ce n'est pas le cas de la mésange qui va chercher une cavité naturelle ou artificielle.
Quelques règles à respecter pour construire son nichoir : utiliser du bois épais "pour résister aux intempéries" et non traité, prévoir une ouverture sur l'avant "pour faciliter le nettoyage", adapter le trou d'entrée au type d'oiseau que l'on souhaite accueillir, l'installer plutôt à mi-ombre orienté sud-est et près de buissons ou d'arbres "pour que les petits puissent se percher rapidement lors de leurs premières sorties."
Il existe des nichoirs tout faits, comme ceux pour les hirondelles présentés par Jean-Jacques. "Je ne sais pas quoi en penser car chez moi, elles ont préférer faire leur nid à côté." Tout en rappelant que les hirondelles sont des espèces de plus en plus menacées : "En France, depuis 20 ans, la population a diminuée en moyenne de 40 % !"
A gauche, nichoir fermé pour hirondelle de fenêtre, à droite,
nichoir ouvert pour hirondelle rustique.
Ce sont des oiseaux protégés et la destruction des nids est interdite. "Pourtant, cela arrive encore fréquemment lors de travaux de rénovation ou par soucis de propreté." Du coup, tout ce qui peut les aider à nicher est le bienvenu. On peut, par exemple, prévoir un bac à boue, "une simple bassine où l'on veillera à ce que la terre reste bien mouillée. Il faut la placer près de l'endroit où elles nichent et que le lieu soit bien dégagé pour faciliter leur circulation."
Nichoir à chouette avec son toit à bascule.
Autres nichoirs particuliers, ceux pour les chouettes, effraies ou hulottes. "Leur prédateur est la martre, qui va entrer dans le nichoir en passant par le toit. Il faut alors prévoir un système de plaque qui va basculer sous le poids de l'animal et le faire tomber."
Enfin, dernier conseil, pourquoi ne pas installer une corbeille à matériaux où les oiseaux passeront s'approvisionner en mousse, brins de laine, poils d'animaux, plumes, lichen pour construire plus facilement leur nid. En plus de leur rendre service, vous pourrez observer qui vient nicher dans votre jardin.
De gauche à droite, un nichoir à chauves-souris, nichoir
"universel", deux nichoirs naturels pour mésanges.
Au dessus, corbeille à matériaux.
Place ensuite aux chauves-souris, véritables insecticides naturels. L'été, chaque nuit, une chauve-souris consomme des centaines d'insectes : mouches, moustiques, papillons nocturnes. "En Bretagne, les chauves-souris représentent un tiers des mammifères, expose Jean-Marc du Groupe mammalogique breton basé à Sizun. Il en existe 22 espèces différentes, les plus communes étant la pipistrelle et la sérotine. En France, toutes sont insectivores et ce sont des espèces protégées."
Pourtant, comme les oiseaux, les chauves-souris sont des animaux menacés, victimes de dérangements de leur habitat (travaux de rénovation, arbres abattus, destruction des haies...) et des pesticides (moins d'insectes à manger). "Il est donc important de faire attention lorsque l'on entreprend des travaux dans sa maison. L'idéal est de leur laisser un accès au grenier, une petite fente suffit." Et attention aux lumières intempestives la nuit ! elles ont horreur de cela.
Exemple de nichoir du commerce.
L'hiver, de novembre à mars, elles entrent en léthargie. Il est alors très important de ne pas les déranger.
Pour faciliter leur installation, différents types de nichoirs existent. Il est facile d'en réaliser en bois non traité. "Il faut surtout laisser le bois brut et pourquoi pas faire de petites rainures pour faciliter leur accrochage." C'est bien aussi de poser une ardoise sur la façade du nichoir : elle va emmagasiner la chaleur le jour pour la restituer la nuit. "Dans les endroits abrités, on peut aussi utiliser des briques plâtrière."

Pour faire de votre jardin un véritable havre de paix pour les oiseaux et les chauves-souris, vous pouvez devenir refuge. Il s'agit d'une démarche purement déclarative où vous vous engagez à respecter une charte de bonne conduite.
Site des refuges LPO https://refuges.lpo.fr/
Site du Groupe mammalogique bretonhttp://gmb.bzh/
Convention refuge chauves-souris http://gmb.bzh/wp-content/uploads/2016/09/ConvRefuge.pdf

dimanche 26 janvier 2020

Faire un bon compost

Les techniques de compostage ont réuni près d'une quarantaine de personnes chez Maurice à Saint-Urbain. La séance a été introduite par Karine Choquer, responsable environnement à la Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, venu expliquer l'intérêt du compostage dans le cadre de la réduction de nos déchets. Elle a rappelé qu'il est possible d'acheter un composteur avec son seau à compost auprès de ses services (pour 20 ou 25 €), que des expériences de composteurs collectifs se multiplient dans des écoles. "Et à partir du printemps, nous allons proposer la mise à disposition de broyeurs à végétaux sur les aires de déchets verts."
Puis Maurice est entré dans le vif du sujet, montrant comment passer "de la cuisine au composteur". Il détaille alors sa poubelle : marc de café dans son filtre, papier absorbant, pamplemousse, coquilles d’œufs, épluchures, os, vieux pain... "Pour les plus gros morceaux comme ces peaux d'ananas, le mieux est de les découper." Tout cela constitue la matière humide.
Pour un bon compost, il faut alors ajouter de la matière sèche : fougère, feuilles, paille, broyat, journaux... "On peut également mettre de la tonte de pelouse, un peu sèche.". Et la cendre ? Un saupoudrage suffit car, reprend Maurice, "c'est comme le sel dans la soupe !" Les proportions de la recette : un tiers de matière sèche pour 2 tiers de matière humide.
Reste maintenant à brasser régulièrement les déchets afin d'apporter de l'oxygène. Et pour activer le processus de décomposition, il est possible d'ajouter de l'urine, de la consoude ou de l'ortie. Derniers conseils, placer son composteur à l'ombre et ne pas oublier de le couvrir pour le protéger de pluie excessive.
De nombreux organismes sont présents dans les déchets en
cours de décomposition. Les plus visibles sont les vers rouges.
 Mais il existe également de nombreuses bactéries, des
champignons, des collemboles... 
Il existe également d'autres méthodes de compostage des déchets, comme le compostage de surface. "Les déchets sont simplement répandus sur le sol, comme un paillis." Autre technique, la méthode Berkeley. "Je l'ai testé l'an dernier, reprend Maurice, et elle fonctionne très bien. Cela permet d'obtenir un bon compost en 20 jours mais demande un peu de travail." Le mode d'emploi : réaliser une lasagne en alternant couches sèches et humides avec un peu de fumier décomposé au milieu, sur un tas d'environ 1 m3. Arroser abondamment et couvrir. Après 4 jours, remuer le tas tous les deux jours.

mercredi 15 janvier 2020

Du bon usage des tronçonneuses

Une nouvelle fois, Robert Dantec, ancien conseiller à la prévention des accidents de travail à la MSA est venu à la rencontre du café-jardin pour sensibiliser au bon usage des tronçonneuses.
D'abord les règles vitales à respecter lorsqu'on utilise une tronçonneuse et les moyens de protection : casque antibruit, gants, pantalon molletonné, chaussures de sécurité) ont été passés en revue.
Ensuite, place à l’opération d’affûtage : à partir des indications sur le guide de chaîne, le diamètre de la lime, les accessoires pour respecter les angles d’affûtage. Enfin, il a parlé des différents cas de figure lors de l’abattage (arbre penché, déraciné, diamètre supérieur à la longueur du guide) et les bonnes pratiques d’un abattage directionnel : l’entaille, la charnière, le trait de coupe et le coin.

lundi 9 décembre 2019

A la rencontre des oiseaux migrateurs

Si la première sortie a dû être reportée pour cause de pluie, samedi dernier un petit groupe a pu suivre Jean-Jacques Masson le long de la rivière de Daoulas, de la pointe du Bindy à Daoulas. Deux longues vues, des jumelles... du café et des gâteaux pour la pause : la matériel indispensable pour cette matinée.

Première pause au Bindy et déjà les premières observations : des harles huppés -"des oiseaux punk à cause de leur crête" s'amuse Jean-Jacques-  circulent, occupés à pêcher. Un peu plus loin, des grèbes à cou noir, quelques cormorans...













Après un peu de cheminement, nouvel arrêt pour observer des huîtriers pie et des tournepierres à collier. L'arrêt au Roz permettra de faire connaissance avec un groupe de bécasseaux variables et des plongeons arctiques. Mais tout le monde retiendra l'étape de Men Cleuz et le spectacle offert par une grèbe aux prises avec une anguille qu'elle finira par manger entièrement.
La liste des oiseaux observés : aigrette garzette, bécasseau variable, bécassine des marais, canard colvert, canard siffleur, chevalier gambette, courlis cendré, goéland argenté, grand cormoran, grèbe à cou noir, grèbe castagneux, harle huppé, héron, huîtrier pie, mouette rieuse, plongeon arctique, tadorn de Belon, tournepierre à collier, vanneau huppé.

dimanche 1 décembre 2019

Bourse aux plantes


 Malgré le mauvais temps de cet automne, une quarantaine de jardiniers se sont retrouvés pour notre bourse aux plantes, à la salle Ty Kreis Ker de Saint-Urbain. Les questions et conseils ont été bon train devant les différentes tables proposant boutures, fruitiers, graines... Certaines insolites comme les cyclanthères (une cucurbitacée originaire de la cordillère des Andes), d'autres plus "classiques" comme des camélias ou des plants de céleri. Et tout le monde y a trouvé son bonheur.

Construction de grilles pour piège à frelons.



dimanche 27 octobre 2019

Le matériel à moteur en questions












Entretien et petites réparations sur le matériel à moteur : Roger, un ancien mécano, était l'invité de notre dernière séance, à Saint-Urbain. Devant un public attentif -plus d'une trentaine de personnes- il a commencé par rappeler les différences entre les moteurs 2 temps et 4 temps. Puis, pour chaque type de motorisation, il a détaillé les interventions à prévoir. "Car pour éviter les pannes, mieux vaut prévenir et assurer un bon entretien de son matériel", expose t'il.

 - Moteur 2 temps. Le plus important, c'est le carburant, mélange d'essence et d'huile. "L'idéal est à 3 %, estime Roger, car s'il n'y a pas assez d'huile, le moteur peut se gripper." Et plutôt que de faire son mélange, il est bon de prendre le mélange prévu par le constructeur, "au moins pendant la période de garantie". Une fois par an, il faut contrôler la bougie, voire la changer. Et ne pas oublier de nettoyer le filtre à air. Avant de remiser son matériel pour quelques mois, il est bien de laisser un fond de carburant.

- Moteur 4 temps. Pas de problème de mélange, l'essence et l'huile étant séparés au départ. Mais il faut assurer une vidange d'huile par an. "A effectuer moteur à chaud, préconise notre mécano, pour qu'il ne reste pas de dépôt au fond du carter." Pour ce type de moteur, le point faible c'est la poussière. Le nettoyage du filtre à air est donc impératif au moins une fois par an.
Petite astuce pour le nettoyage des tondeuses : toujours les coucher du côté du pot d'échappement "pour éviter que l'huile ne passe dans le carbu". Et pour changer ou affûter les lames, toujours utiliser des gants.
Parmi les petites réparations, Roger indique comment changer la ficelle d'un lanceur, en prenant soin de ne pas défaire le ressort. Ou encore utiliser du "Start pilote" directement dans le filtre à air si le moteur ne démarre pas après une longue période d'inactivité. Autre astuce pour desserrer facilement la bougie ou les boulons des lames de tondeuse : penser à mettre un peu de graisse avant de les visser.