Accompagnés d'Edouard Bal, animateur nature, nous étions une petite vingtaine à partir identifier les plantes sauvages comestibles, avant de les cuisinier et de les déguster. Direction la rue de la Fontaine à Saint-Urbain car "le moindre chemin regorge de plantes" précise notre animateur. Et de rappeler quelques règles : ne pas piller la nature, faire attention à la pollution (épandage de pesticides...) et éviter de cueillir les fleuilles proches du sol pour éviter les maladies -rares- comme l'échinococcose.
Au fil de la balade, les informations botaniques fusent, accompagnées de conseils ou d'anecdotes. "On peut dire du nombril de Vénus que c'est un pansement tout préparé, remarque Edouard en commançant sa démonstration. En cas de petite blessure, enlevez le cuticule sous la feuille, frottez la feuille sur la blessure et recouvrez en employant le cuticule comme un pansement."
On y apprend également que le gaillet gratteron est de la famille du café, que les radicelles de benoite commune ont une odeur de clou de girofle ou que la reine des près contient de l'aspirine. On goûte des feuilles d'orties sans se faire piquer. Au passage, un arrêt devant des digitales puis de l'oenanthe safranée permet d'aborder les plantes toxiques voire mortelles comme ces deux là. Avec une règle d'or : "on ne consomme pas si on est pas sûr."

Place ensuite justement à la consommation. Tout le monde se retrouve dans les cuisines de la salle Ty Kreis ker pour la préparation du repas : toasts au fromage frais aux herbes sauvages, au pesto à l'ail des ours, nombrils de vénus à l'écrasé de boutons de plantain et fleurs sauvages, oeufs mimosa à la cardamine et au radis ravenelle, quiche à l'ortie, tatin de feuilles de pissenlit, patates douces roties au four et salade d'herbes sauvages et crème dessert au lierre terrestre. Le tout arrosé d'un sirop de lierre terrestre.
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