mardi 4 mars 2025

Samedi 1er mars 2025 - Taille et entretien des rosiers

 

La séance du samedi 1er mars dédiée aux rosiers s’est déroulée dans le parc du Manoir de Kergoat à PLOUEDERN. Nous y avons chaleureusement été accueillis par les membres de la famille BRIAT : Florence, Emmanuelle, Bruno. Pour en savoir plus sur ce bel endroit, n’hésitez pas à vous connecter sur le site suivant : https://manoirdekergoat.wordpress.com

Jo PRONOST de l’association du Parc du Moulin Neuf à PLOUDALMEZEAU armé de ses sécateurs, nous a donné de précieux conseils concernant la taille des rosiers, ainsi que leur entretien.

Le mois de mars est idéal pour la taille de mise en forme des rosiers. Une première taille à mi-hauteur en début d’hiver en conseillée. La taille à sève montante évite aux maladies de pénétrer dans le plant : la sève vient recouvrir la plaie de coupe. Il faut d’abord dégager tout le bois sec. Les branches mortes sont des réserves de maladies.

Ensuite la taille diffère un peu selon les types de rosiers :


1er type de rosier : « Héritage – bouton anglais » de forme arborescente


Garder 4 ou 5 branches maitresses. On taille les tiges à 3 bourgeons. Tailler le plus près possible au-dessus d’un œil.





APRES




2ème type de rosier : « Pierre de Ronsard » de forme grimpante


Il est emmêlé dans la glycine.

Opérer de la même manière en gardant la hauteur



3ème type de rosier : « Queen Elizabeth » de forme buisson

Il a la particularité de produire beaucoup de bois. Donc, dans ce cas, la taille est très sévère. Les tiges ont été rabattues en ne gardant que celles du bas afin que le plant reste bien garni.

 





APRES



Même s’il n’est pas compliqué de multiplier les rosiers par bouture, les pépiniéristes utilisent la méthode de la greffe qui évite des problèmes de dégénérescence et obtenir des plants plus vigoureux.

On peut créer soi-même ses propres porte-greffes en semant des graines de rosier de la maison.

Nous avons déjà consacré une séance sur la greffe en écusson avec Jo PRONOST. Vous pouvez consulter notre compte rendu du 31 aout 2024.

 

Les rosiers sont très gourmands : il faut bien les fertiliser. Utiliser un mélange de type Bochevo (Compost végétal de fumier de ferme -bovin, cheval, volaille- enrichi en calcium marin). Dans l’idéal, 500g par an en 3 fois dont 1 fois à cette époque-ci. Ensuite en mai-juin, et en automne.


L’équipe du Manoir de Kergoat participera aux Rendez-vous aux jardins 6 7 et 8 juin 2025

lundi 27 janvier 2025

 

Samedi 25 janvier, Nous avons eu le plaisir d’accueillir une nouvelle fois Laurent RANOU jardinier du Parc d’Armorique



Il nous a donné de nombreux conseils afin d’utiliser l’énergie en fonction de la taille du jardin : le plus possible manuel. Dans le cadre de l’écomusée, Il travaille les 14 hectares sans matériel électrique ni thermique. Pour les gros travaux le cheval de trait remplace le tracteur.

 Les règles de bon sens à appliquer :

Il est important d’évaluer le rapport entre le temps et le résultat obtenu. Si le jardin est trop grand il est illusoire de tout faire en manuel.

Répartir le terrain en plusieurs zones, afin d’intervenir le moins possible tout en respectant l’esthétique. Donc, il cherche à obtenir un jardin soigné avec des outils manuels sans trop se fatiguer.

Il recherche aussi le maximum d’autonomie : être moins dépendant des ressources extérieures.

 

Partie haie : Eviter les arbres qui poussent naturellement à plus de 2 mètres. Les tailler au bon moment, donc à la période où elle repousse le moins vite. Tailler les arbustes persistants en avril et aout (les mois en A) sur une longueur de 3 à 4 cm seulement. Attention !! ne pas confondre avec l’élagage de la haie qui est interdit au printemps pendant la nidification.

Partie prairie : Faucher 2 fois par an en récupérant l’herbe fauchée. Il y a ainsi plus de fleurs et moins d’herbe.

Partie gazon : Ne pas trop enrichir sa pelouse pour éviter de trop nombreuses tontes

Partie compost : On fait attention au rapport carbone/azote.

Partie potager : Adapter la technique de la rotation des cultures.

 


Nous avons assisté à une démonstration de fauchage et de la tondeuse manuelle. La faux fait son retour dans les jardins. Les tondeuses manuelles hélicoïdales sont de plus en plus performantes.





lundi 16 décembre 2024

Programme 2025

 Samedi 25 janvier : Entretenir son jardin avec « zéro carbone », c'est à dire sans matériel thermique.

Samedi 1er mars : Tout savoir sur les rosiers : entretien, taille, boutures, greffes.

Samedi 29 mars : sortie autour de la biodiversité, des plantes aux oiseaux.

Samedi 26 avril : visite d'une entreprise de production de spiruline.

Samedi 24 mai : visite d'une plantation de thé.



Samedi 28 juin : Journée de visite commentée des jardins de Quimper avec pique-nique.

Samedi 27 septembre : La viniculture avec un retour dans la vigne de Loperhet.


Samedi 25 octobre
 :  Sortie découverte sur les champignons.

Samedi 22 novembre :  Café Jardin en fête

dimanche 17 novembre 2024

Notre fête d'automne

 Le public était encore au rendez-vous cette année pour notre fête d'automne autour de la bourse aux plantes et du vide jardin. Et nombreux sont ceux qui sont repartis avec quelques boutures, plantes d'intérieur, graines, fleurs... D'autres ont pu confectionner un coussin de bulbes ou, pour les plus jeunes, une mangeoire à oiseaux. Des enfants qui ont également apprécié le conte dit par Isabelle Diverrez. Ou encore s'informer sur le jardin partagé de Saint-Urbain. Retour en images.





Voici le lien pour les plans de la mangeoire : ici


lundi 28 octobre 2024

La renaissance d'un bois

 Koat ar Frankiz (le bois de la liberté), le nom de son bois Franck Robert l'a voulu comme un jeu de mot avec son prénom. Cet ancien garde forestier qui jusqu'à l'année dernière enseignait les techniques forestières au lycée de Kerliver, nous a accueilli dans sa parcelle boisée de Logonna-Daoulas pour nous faire découvrir sa gestion au naturel.

Le tronc du jeune chêne est protégé
 d'une gaine de plastique.
Lorsqu'il acquière l'endroit en 2019, "c'était le bois le plus moche qui puisse exister, remarque t'il avec malice. Rien à voir avec la forêt que j'aime." Ici, il y avait une plantation de peupliers d'un côté, de pins Sitka de l'autre. "Des arbres plantés en ligne, pour être rentables, tous de la même essence donc zéro au niveau de la biodiversité."

L'objectif est donc de passer de cette forêt régulière, faite pour l'industrie, à une forêt irrégulière où l'on retrouvera toutes les classes d'âges des arbres et un maximum d'essences différentes, le tout avec un couvert continu du sol. "Je laisse de la ronce, je protège les jeunes chênes des chevreuils, je laisse des chandelles de peupliers (lorsqu'ils sont cassés. ndlr) pour que les pics s'y installent... "

Les rondins forment une couronne de protection
pour un jeune plant

L'an dernier, la tempête Ciaran va accélérer le travail en laissant de nombreux arbres à terre. "Une fois la sidération passée, j'ai décidé de tout laisser ici. Certains troncs sont découpés pour assurer des protections aux jeunes plantations, d'autres servent à fabriquer un pont." 

Les branchages sont regroupés en tas allongés
"c'est idéal pour la vie du sol et cela assure la
protection à de nombreux animaux."
Peu à peu, la biodiversité se réinstalle. Quatorze espèces de mammifères, dont des chauve-souris sont recensées. Et inlassablement Franck replante, ici de l'osier, là un paulownia ou un érable. Puis, il laisse faire la nature... "je ne suis que le gardien du bois" aime t'il à rappeler.

Ici les rondins assurent un chemin.




"Il faut toujours des points d'eau. Cela permet la
reproduction des salamandres, des libellules
et même des moustiques qui serviront à nourrir
les chauve-souris."
"Pour moi, la forêt c'est magique. Alors
j'y ai installé le petit peuple de la forêt."

Quelques troncs et branches et voilà
un petit pont.















Et pour finir, nous avons écouté la musique des plantes.
En fixant un capteur au niveau des racine et un autre
sur une feuille, une application permet de transformer
les vibrations émises par la plante, ici un jeune houx,
en musique. Une méthode mise au point par Jean Thoby (voir ici).

Un peu de lecture sur l'intérêt de laisser la nature reprendre ses droits.




lundi 30 septembre 2024

La vie du sol et des vers de terre

Ce samedi 28 septembre, nous étions une trentaine au soleil dans le jardin de Jean-Pierre qui accompagné de son ami Marcel de Bretagne Vivante nous ont parlé de la diversité du sous-sol et des vers de terre.

1) Vie du sous-sol. Un monde invisible vit sous nos pieds, peu connu, où des millions d'êtres vivants créent la biodiversité.

Ils se répartissent en trois catégories: 

- macrofaune : visibles à l'œil nu par dizaines (vers, fourmis, cloportes, mille pattes...) ;

- Mésofaune : visibles à la loupe par milliers (collemboles, acariens...) ;

- Microfaune : visibles au microscope par millions (nématodes, bactéries, champignons, algues...).

Chacun a son "métier". Ils dégradent la matière organique, structurent le sol ou contrôlent la dynamique de la population en symbiose au sein de la chaîne alimentaire.

Pour démontrer cette activité, Jean-Pierre s'est livré à une expérience : le test des slips (en pur coton) enterrés. C'est un bon indicateur comparatif de la santé du sol qui peut être altéré par de mauvais traitements : labours profonds, émiettage, tassage, épandage de produits phytosanitaires et engrais chimiques...

Voilà le résultat du test. Les slips ont été enterrés trois mois. Celui du bas dans le jardin de Jean-Pierre (terre sans traitement). Il a été bien dégradé, preuve que la biodiversité est active. En comparaison, l'autre slip a été enterré dans un champ de pommes de terre traité et a été très peu "digéré".

2) Les "buzucs". Les vers de terre sont les intestins de la terre et ingénieurs du sol depuis 400 millions d'années. Bio indicateurs de la santé du sol par leur nombre, ils le travaillent, le brassent, l'enrichissent par leurs déjections, l'aérent, en facilitent le drainage par leurs réseaux.

Il en existe 3 types :


- Epigés : de 1 à 5 cm, vifs, colorés, reproduction rapide. Ils brassent et ingèrent la matière organique en surface (sur 1 à 5 cm). Les mêmes vers que dans le compost.

-Anéciques : jusqu'à 20 cm, plus sombres, plus gros. Ils mangent les substrats organiques de surface qu'ils enfouissent jusqu'à 2 m, remontent de la matière minérale, brassent le sol et leurs déjections sont riches en nutriments qui tapissent les galeries ou forment des turicules (déjections en surface). 

- Endogés : jusqu'à 10 cm, très peu pigmentés (ne viennent pas en surface). Ils brassent le sol en réseaux horizontaux jusqu'à 20 cm.

Autre expérience pour montrer l'activité des vers de terre : deux bocaux en verre ont été remplis de sable, de terreau, de terre de jardin et d'un couvert de feuilles et de brindilles. Il y a trois mois, quatre vers de terre ont été introduits dans le bocal de gauche. La différence est nette : les buzucs ont bien travaillé !


samedi 31 août 2024

La greffe de rosiers

Après la visite du jardin de Moulin Neuf à Ploudalmézeau, il avait été convenu que Jo Pronost, l'un des jardinier, nous apprenne à greffer un rosier. Cela a été chose faite fin août où sept personnes se sont retrouvées dans son jardin potager où étaient alignées trois rangées de porte- greffes. Ces porte-greffes portent le nom de multiflora inersis (sans piquant) et supportent les terrains acides. Il existe d'autres porte- greffes comme Laxa ou Canina mais ils ont l'inconvénient de faire plein de repousses aux pieds, on peut aussi utiliser l'églantier pour le rosier tige. C'est 600 pieds greffés qui vont être vendus aux profits de la ligue contre le cancer ou garnir le parc animalier de Ploudalmézeau. 

Ces porte-greffes sont plantés en mars dans le potager. Ils sont vigoureux et pour les booster un peu plus, Jo apporte un peu d'azote (ammonitrate) début août. Les greffes dites en écusson sont à réaliser à partir de mi-août jusqu'à fin septembre. 

A voir Jo faire la démonstration, cela paraissait facile mais rien ne vaut la pratique et là on s'apercevait qu'il faut un peu d'expérience. 

Pour la greffe en écusson Jo utilise entre autre des greffons de la variété Octobre rose,  une création parfumée que l'on peut voir au jardin de Ploudalmézeau. Le but de la greffe est de faire une entaille en T sur la base du porte greffe, prélever l'œil  sur le greffon en le prenant à l'envers, prendre 7 à 8 cm et enlever toute la partie boisée sur l'œil et le  glisser dans la fente puis couper l'excédent au niveau de la fente horizontale. Il est préférable de travailler avec un couteau à greffer. 

Ensuite, Jo utilise un pansement (vita-greffe) imbibé de fongicide et muni de deux agrafes pour entourer la greffe. Ce pansement est biodégradable et en février si tout c'est bien passé, le porte greffe est coupé juste au-dessus de la greffe. Le taux de réussite avoisine les 90% Il est possible de réaliser des greffes en écusson sur les pommiers maintenant :  opérer de la même manière et mettre un pansement un peu plus grand.

A voir en vidéo ici.

Après l'entaille en T, l'œil du greffon
 est inséré dans le porte-greffe